|
|
Agnès Desarthe est née
à Paris en 1966.
Considérant très tôt le français comme une
langue étrangère - car chez elle on parle l'arabe, le
russe et le Yiddish - elle tente de l'apprivoiser en écrivant
des poèmes qui font pleurer sa mère, des histoires qui
enorgueillissent son père.
Malgré une orthographe souvent défaillante, elle parvient
à suivre des études de lettres, puis d'anglais.
La traduction est son premier métier. Les livres pour enfants
viennent ensuite, les romans, les chansons, les scenarii, les pièces
de théâtre. Arrivée à l'âge où
l'on commence à fatiguer, elle mène ces diverses et trop
nombreuses activités de front, ce qui la rend parfois folle.
Elle danse beaucoup, et jardine vigoureusement.
Jugée tantôt trop douce, tantôt trop cruelle, elle
se verra jusqu'au bout comme une immigrée dans la république
des lettres.
En écrivant, elle cherche à rendre compte du chaos qui
la stupéfie, de la violence qui la cloue et l'empêcherait
de se lever si elle ne trouvait pas moyen de l'utiliser, de la mater,
de la transmettre.
Issue de la tradition orale, elle a entendu tant d'histoires qu'elle
n'a finalement jamais eu d'autre choix que d'en raconter à son
tour.
Elle souhaite, si les conditions le permettent, finir ses jours à
la campagne.
On peut lire aussi le texte
prononcé lors de la remise du prix de traduction Maurice-Edgar
Coindreau, le 4 décembre 2007, à la Société
des gens de Lettres, par Marc Amfreville, Lauréat de ce même
prix pour l'année 2006
|